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AFRIQUE DE L'OUEST
Le coton 'symbolise' l'iniquité du système commercial mondial
Francis Kokutse

ACCRA, 23 sep (IPS) - Le commerce international du coton a été une triste histoire pour des pays d'Afrique occidentale. La région produit cinq pour cent du coton mondial et 15 pour cent du commerce mondial de fibre de coton. Pourtant, les producteurs du coton d'Afrique de l'ouest sont parmi les plus pauvres du monde.

Leur pouvoir d'achat est seulement de cinq pour cent celui des agriculteurs en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Le pouvoir d'achat se réfère à la valeur des biens (coton) comparée à la quantité d'agent payée.

La porte-parole au commerce de l'organisation non gouvernementale Oxfam GB, Amy Barry, a déclaré à IPS que ''le coton est devenu un symbole de l'injustice du système commercial mondial''.

''En Afrique de l'ouest seule, dix millions de personnes dépendent du coton pour leurs moyens de subsistance. Pour ces ménages, les subventions que les Etats-Unis payent à leurs agriculteurs ont un impact significatif sur leur capacité à mettre de la nourriture sur la table, à éduquer leurs enfants et à entretenir leur santé''.

Malheureusement, il est difficile à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui est supposée créer une situation équitable pour tout le monde dans le commerce mondial, d'être d'une aide quelconque à ces agriculteurs parce que les pays industrialisés ne veulent pas respecter les règles.

La lutte des producteurs de coton d'Afrique de l'ouest contre les agriculteurs américains subventionnés constitue un problème depuis plusieurs années. L'année dernière, Oxfam a publié un autre rapport sur le sort des agriculteurs d'Afrique occidentale.

Barry a affirmé : ''Il a été démontré plusieurs fois que les subventions du coton américain causent des dommages importants aux agriculteurs des pays en développement, en particulier en Afrique de l'ouest. Le refus jusqu'ici des Etats-Unis de réformer de manière adéquate ces subventions du coton est un signal qu'ils ne sont pas sérieux par rapport à leur promesse de réformer les règles commerciales en vue de promouvoir le développement.

''Les Etats-Unis doivent agir de bonne foi et honorer leurs engagements de traiter le coton comme une question prioritaire''.

Toutefois, avec la situation qui demeure la même, il y a des signes que les producteurs de coton d'Afrique de l'ouest embrasseront d'autres formes de culture.

La production du coton occupe une place très importante dans les économies de certains pays d'Afrique de l'ouest. La baisse des cours, causée par de grandes quantités de coton subventionné sur le marché mondial, affecte les moyens de subsistance de milliers de personnes.

Ce sont ces antécédents que les gouvernements du Mali, du Bénin, du Burkina Faso et du Tchad ont combattus à l'OMC en vue de trouver des moyens pour mettre fin aux subventions que les agriculteurs des pays industrialisés reçoivent de leurs gouvernements.

Selon Oxfam, ces subventions ont causé des pertes de 400 millions de dollars à ces économies ouest-africaines dans la période allant de 2001 à 2003 seulement.

Par conséquent, elle a exhorté l'OMC à trouver des moyens de stabiliser les prix payés aux producteurs. Ceci doit encore être pris au sérieux. Malheureusement, avec la rupture des discussions de l'OMC dans le Cycle de Doha en juillet de cette année, les agriculteurs ouest-africains seront sérieusement touchés.

Barry a indiqué que ''les producteurs de coton américains recevront environ un milliard de dollars par an pour des subventions au cours des cinq prochaines années conformément à la nouvelle Loi américaine sur l'exploitation agricole. La grande majorité de ces subventions va à environ 12.000 fermes de coton, pour la plupart, à grande échelle.

''Un quart de toutes les subventions va en premier lieu à un pour cent des récipiendaires, qui obtiennent 500.000 dollars en moyenne chacun. La Loi sur l'exploitation agricole votée récemment par le Congrès américain a vraiment rétabli les subventions du coton déjà déclarées illégales à l'OMC.

''L'offre américaine de plafonner ses subventions agricoles faussant les échanges à 14,4 milliards de dollars, faite lors des discussions de Doha en juillet, n'exigerait pas des Etats-Unis de réduire les subventions du coton faussant les échanges d'un pour cent. L'incapacité des Etats-Unis à être sérieux sur cette question mine leur position dans ce qui était destiné à être des négociations de développement'', a ajouté Barry.

Le journaliste béninois Gérard Migan a dit à IPS que la production du coton joue un rôle très important dans l'économie de son pays. Par conséquent, tout ce qui fausse la production causerait un grand préjudice à la fois à la nation et aux agriculteurs de façon générale.

Migan a souligné que depuis 2006, le gouvernement a dû soutenir des agriculteurs avec l'assistance de la Banque mondiale pour qu'ils puissent continuer la production. ''C'est pourquoi le Bénin a rejoint les rangs avec d'autres pour combattre les subventions des Etats-Unis à leurs producteurs du coton'', a-t-il ajouté.

La suggestion d'Oxfam pour la création d'un fonds d'appui était destinée à mettre sur pied un mécanisme pour stabiliser les prix. Ceci a commencé au Burkina Faso où le gouvernement a créé le fonds en 1992, lequel a assuré que les agriculteurs reçoivent des prix garantis même si les cours tombaient plus bas que prévus.

Selon Oxfam, ''les producteurs sont devenus actifs dans la gestion de ce fonds en 1999. Le fonds s'est également assuré que les sociétés cotonnières étaient remboursées pour la différence entre le prix de vente réel et le prix de référence pour le tonnage vendu, lorsque les prix réels sont tombés au-dessous de ce prix de référence''.

Selon Oxfam, cette histoire de réussite a été détruite à cause des subventions américaines non-justifiées et la tendance à la baisse des prix des matières premières. (FIN/2008)

 

 

 

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