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AFRIQUE
De nouveaux médicaments pour accélérer le traitement de la tuberculose
Tinus de Jager

JOHANNESBURG*, 26 nov (IPS) - Des chercheurs sont en train de tester une nouvelle combinaison de médicaments antituberculeux sur des malades en Afrique du Sud, qui, espèrent-t-ils, réduiront la durée de traitement de la maladie à six mois.

"Je pense que j'ai perdu mon travail, vous savez", déclare Paul Kyazze, un conducteur de taxi de banlieue. "Nous ne sommes pas comme ces gens de bureau, [nous devons] être au travail tous les jours. Maintenant, je suis ici".

Kyazze est un malade tuberculeux à l’Hôpital national de référence de Mulago, en Ouganda, et s’inquiétait qu'on lui ait demandé de rester dans l'hôpital pendant deux mois.

"Le médecin m'a dit que je recevrai 60 injections - une tous les jours. Et je dois être ici pendant tout ce temps, parce que l'injection est administrée tôt le matin à 6 heures", explique-t-il.

Le traitement se poursuivra longtemps après sa sortie de l’hôpital. Dr Okot Nuwagara, un spécialiste de la tuberculose à Mulago, dit que la longue durée pour l’administration des médicaments peut être difficile pour les malades.

"Il y a plusieurs cas de malades qui ratent leur dose et cela complique le traitement. En effet, ils doivent recommencer le traitement", indique ce médecin, qui s’occupe des cas de tuberculose depuis 14 ans.

L'Alliance mondiale pour le développement de médicaments antituberculeux affirme que la nouvelle combinaison médicamenteuse s’est déjà révélée prometteuse au cours de tous les essais, et pourrait réduire nettement la durée du traitement de la tuberculose.

L’essai aura lieu en Afrique du Sud, à 'Lung Institute' à l'Université du Cap et au 'TASK Research Centre' à Belleville. Au total 68 malades auront chacun deux semaines de traitement et trois mois de suivi afin d’évaluer l'efficacité, la sécurité et la tolérance des médicaments. Après l’analyse des résultats de cette première phase, les chercheurs étendront l’essai à une exposition plus longue aux médicaments.

Cette combinaison se révèle prometteuse pour traiter à la fois la tuberculose sensible aux médicaments (DS-TB) et la tuberculose multi-résistante (MDR-TB). Le traitement actuel des malades de la MDR-TB nécessite des injections quotidiennes et des médicaments pour une période pouvant aller jusqu'à 24 mois.

L'essai de Phase II, baptisé NC001 ou Nouvelle combinaison 1, évalue les nouveaux médicaments candidats antituberculeux, le PA-824 et la moxifloxacine en combinaison avec le pyrazinamide, un antibiotique existant, déjà couramment utilisé dans le traitement de la tuberculose.

Pas de conflit avec le traitement du VIH

Dr Andreas Diacon, le coordonnateur des essais, dit que le VIH est un facteur important dans le traitement de la tuberculose aussi. "Aucun de ces médicaments ne dispose de propriétés qui pourraient interférer avec les médicaments contre le VIH... c'est une raison particulièrement bonne de tester ces nouveaux médicaments, puisque certains des anciens médicaments qui ont été utilisés interféraient avec le traitement du VIH".

Diacon affirme également que les chercheurs envisagent de tester d'autres combinaisons de médicaments, qui pourraient réduire considérablement le processus d'essai actuel.

"Pour le moment, nous tentons de concevoir de nouveaux essais dans lesquels de nouveaux médicaments sont mis dans de nouvelles combinaisons dès le début, qui pourraient réduire la durée du traitement en attendant que de nouveaux médicaments deviennent disponibles. En particulier en Afrique du Sud, nous ne pouvons pas attendre 20 ans avant d’avoir des résultats".

Le gouvernement sud-africain a approuvé la recherche, déclarant qu’un essai bien réussi sera bénéfique pour le monde dans la lutte contre la tuberculose.

"Ce développement est également plus important pour nous [Afrique du Sud] en raison de la forte charge de tuberculose", a indiqué Fidel Hadebe, porte-parole du ministère de la Santé.

Le directeur général du Département 'Halte à la tuberculose' de l'Organisation mondiale de la santé, Mario Raviglione, déclare qu'il y a un besoin désespéré de nouveaux et meilleurs traitements de la tuberculose afin de faire face à cette pandémie croissante actuelle, qui tue près de deux millions de personnes chaque année.

"Il est extrêmement encourageant de voir un flux croissant de médicaments candidats antituberculeux qui pourraient révolutionner les soins de la tuberculose et des sponsors engagés évoluer rapidement et efficacement vers de nouveaux régimes".

Les résultats des essais sont attendus dans les trois ou quatre prochains mois.

*Joshua Kyalimpa à Kampala a contribué à ce reportage. (FIN/2010)

 

 

 

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