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RD CONGO
Renforcer les activités agricoles pour la sécurité alimentaire
Badylon Kawanda Bakiman

KIKWIT, RD Congo, 4 mai (IPS) - Pour contribuer à la sécuritaire alimentaire, le Projet d’appui à la réhabilitation du secteur agricole et rural (PARSAR) tente d’améliorer le secteur agricole en accompagnant des structures paysannes de la province du Bandundu, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC).

«Avant 2008, notre association travaillait beaucoup et produisait moins: seulement une tonne de manioc traditionnel, de riz... par hectare. Mais quand PARSAR a commencé à nous accompagner, le tableau de la production a changé. Par exemple, chaque année depuis 2008, nous produisons quatre ou cinq tonnes de la variété Nsansa de manioc par hectare», déclare à IPS, Guy Lasere, coordinateur du Groupe pour le développement du quartier Mulele (DGM), une ONG basée à 140 kilomètres de Kikwit, la capitale provinciale.

Lasere révèle que le DGM, qui compte 44 paysans, appartient à une Organisation semencière villageoise (OSV), une plateforme de 28 associations mise en place par PARSAR afin de «multiplier systématiquement des semences améliorées avant de les donner aux agriculteurs».

A Nsimulungu, une localité du territoire de Bulungu, à 28 kilomètres de Kikwit, l’Association de développement de vallée de Mwebe (ADVM), membre d’une autre OSV de 25 associations paysannes, cultive plusieurs variétés améliorées des produits agricoles rendus disponibles par PARSAR: maïs, riz, arachide, niébé...

«Nous avons quatre champs collectifs de 16 hectares chacun. A partir de 2009, avec l’arachide jl24, nous produisons 3.000 kilos, soit trois tonnes par hectare, contre une tonne les années passées. Même chose avec le riz irat12 qui nous donne quatre tonnes par hectare actuellement, contre une ou deux tonnes seulement les années antérieures», indique Nestor Nkama, président de l’ADVM.

Depuis plusieurs années, la population de la province du Bandundu, comme celle de la RDC en général, connaît une grande insécurité alimentaire en dépit des conditions naturelles favorables, à cause d’une absence de techniques et méthodes agricoles efficaces, mais aussi en raison d’une longue situation de guerre que le pays a vécue.

Le Document de stratégie de 2008 pour un programme indicatif national 2008-2013 du gouvernement congolais indique que "près de 17 millions de personnes souffrent de la faim en RDC". Et la FAO estime que "près de 73 pour cent de la population congolaise vit dans l’insécurité alimentaire".

Pourtant, «le pays dispose d’environ 135 millions d’hectares de terres agricoles, soit 34 pour cent du territoire national, dont 10 pour cent seulement sont mis en valeur», selon le gouvernement.

C’est pour tenter de relever ce défi que le gouvernement congolais a mis en place, depuis 2008, ce projet de développement 'PARSAR' chargé d’accompagner les agriculteurs dans ce pays d’Afrique centrale.

«Ce projet s’articule autour de quatre composantes: appui institutionnel; renforcement des capacités; appui à la production agricole; réhabilitation des infrastructures socioéconomiques de base... Toutes les réalisations sont faites grâce un appui de la Banque africaine de développement de près de 30 millions de dollars», explique Lambert Diango, chef d’antenne PARSAR/Bandundu.

«Chaque trimestre, nous enseignons aux paysans de nouvelles techniques de productions identifiées et vulgarisées. Nous leur donnons des semences améliorées fournies par l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomique et contrôlées par le Service national des semences (SEMASEM)», déclare Jean Misiwense, encadreur au PARSAR. «Nous donnons également des outils et matériels de travail, en faisant chaque fois des suivis. Les paysans protègent aussi l’environnement».

Selon Misiwense, les semences améliorées ont des cycles végétatifs courts, avec une grande productivité, et sont plus résistantes aux maladies des plantes par rapport aux semences locales qui sont plus vulnérables.

«A ce jour, plus de 200.000 ménages bénéficient de produits agricoles de bonne qualité et de bonne quantité... Et plus de 350 kilomètres de routes ont été réhabilitées par le projet pour permettre aux paysans d’évacuer leurs produits», ajoute-t-il.

«PARSAR a mis sur pied 15 OSV comptant chacune entre 20 et 40 organisations paysannes. Ces OSV multiplient des semences avant de les distribuer aux paysans. Elles sont toutes coordonnées par un point focal dénommé Filière des organisations paysannes de Bandundu qui est une forme de syndicat de ces structures», explique Amede Mungwele, un autre encadreur au PARSAR.

«Le SEMASEM s’efforce de contrôler, grâce à son petit laboratoire, la pureté, la germination et l’humidité des semences avant la distribution aux paysans», souligne Benjamin Mayema, chef d’antenne du SEMASEM/Bandundu. (FIN/2011)

 

 

 

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