Inter Press Service News Agency
06:59 GMT    
   Accueil
   Afrique Australe
   Afrique Centrale
   Afrique de l'Est
   Afrique
            de l'Ouest
   Droits de
            l'homme
   Développement
   Environnement
   Population
   Santé
   Education
   Finance
   Politique
   Energie
   Culture
 
 
   ENGLISH
   ESPAÑOL
   FRANÇAIS
   ARABIC
   DEUTSCH
   ITALIANO
   JAPANESE
   NEDERLANDS
   PORTUGUÊS
   SUOMI
   SVENSKA
   SWAHILI
   TÜRKÇE
RSS / SML
PrintSend to a friend

DEVELOPPEMENT
Le Somaliland se relève des ruines de la Somalie
Matthew Newsome

HARGEISA, Somaliland, 11 déc (IPS) - Comme la Somalie commence à sortir de son bourbier d’instabilité et de chaos, 20 ans de paix et de stabilité relatives commencent à porter des fruits pour son voisin proche, le Somaliland. En novembre, il a conclu son premier grand contrat pétrolier depuis sa sécession à l’égard de la Somalie en 1991.

'Genel Energy', une compagnie anglo-turque, a obtenu sa licence auprès du gouvernement du Somaliland début-novembre pour explorer et développer des réserves pétrolières et de gaz après avoir promis près de 40 millions de dollars pour les activités d’exploration. Genel a déclaré à IPS que "le Somaliland offre une opportunité géologique excitante, et nous attendons avec impatience de commencer à travailler dans la région".

Cette compagnie privée d'exploration et de production de pétrole et de gaz est devenue le premier investisseur étranger à engager une grande quantité de capitaux dans le secteur énergétique du pays, après que des enquêtes préliminaires ont démontré "plusieurs fuites de pétrole", confirmant "un système d'hydrocarbure en marche", a indiqué un communiqué de Genel.

'Genel Energy', dirigée par l’ancien directeur général BP, Tony Hayward, devrait commencer l'exploration avant la fin de l'année.

La force motrice de l'économie de cette nation de la Corne de l'Afrique a toujours été le bétail. Avec un cheptel considérable qui triple la population civile estimée à 3,5 millions d’habitants, le commerce du bétail génère jusqu'à 65 pour cent du produit intérieur brut du pays, a expliqué à IPS, Dr Saad Shire, le ministre de la Planification du Somaliland.

Avec un budget national limité de 120 millions de dollars, le gouvernement du Somaliland commence maintenant à recevoir des recettes tant nécessaires des investisseurs privés étrangers pour soutenir son développement.

Les réserves de pétrole et de gaz du Somaliland ont attiré l'attention d'autres compagnies énergétiques géantes telles que 'Ophir Energy', basée en Afrique du Sud, 'Jacka Resources Ltd' d'Australie, et 'Petrosoma Ltd', une filiale de 'Prime Resources', basée en Grande-Bretagne - qui ont toutes annoncé leur disponibilité à investir.

Le Somaliland a souffert de n’avoir pas été reconnu internationalement au cours des 21 dernières années. Son identité juridique non confirmée a entravé ses perspectives économiques - quelques compagnies d'assurance ont été préparées pour assurer les investisseurs étrangers dans le pays. Par la suite, les investisseurs ont eu tendance à considérer le Somaliland comme un lépreux économique.

Pour ces raisons, le pays n’a pas été également éligible pour un appui financier du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Cependant, en 2012, le secteur privé du Somaliland a commencé à progresser contre vents et marées.

Au début de l'année, la première conférence sur les investissements entre le Royaume-Uni et le Somaliland a été organisée pour stimuler une reconnaissance du commerce bilatéral. Et une usine de Coca-Cola estimée à 17 millions de dollars, lancée en mai par un conglomérat djiboutien, a fait d’elle le plus important investissement privé en Somaliland depuis 1991. Les investisseurs voient la décision de Coca-Cola pour obtenir une opération dans la région comme une déclaration positive sur le climat stable des affaires dans le pays.

Le port de Berbera, en Somaliland, devrait également attirer d’importants investissements dans les années à venir. Il est considéré comme le joyau de la couronne économique du pays. Initialement construit par l'Union soviétique pendant la Guerre froide, ce port sert actuellement comme une importante porte d'entrée pour les exportations de bétail du pays. Il y a un énorme potentiel pour qu’il soit une jonction pour les exportations de pétrole et de gaz provenant des pays enclavés d'Afrique comme l'Ethiopie.

"Nous sommes situés dans une zone stratégique - Berbera se trouve dans une voie maritime - 30.000 navires passent par notre port chaque année à partir de l'Europe, du Moyen-Orient et d’Asie. Nous pouvons développer Berbera en un grand port comme celui de Singapour - avec des terminaux à conteneurs, des zones franches, des raffineries de pétrole et des services relatifs à l'activité maritime", a affirmé Shire.

Le directeur du port, Ali Omar Mohamed, est d’un enthousiasme à toute épreuve par rapport au potentiel d'expansion du port pour en faire une plaque tournante du commerce régional entre l'Afrique et le Moyen-Orient.

"Ce port peut être aussi grand et à succès comme celui de Djibouti. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il n’attire des investissements pour se moderniser et s'agrandir afin que nous puissions avoir la capacité accrue dont nous avons besoin pour réaliser tout son potentiel économique", a-t-il expliqué à IPS.

Shire est confiant que si le Somaliland produit un cadre juridique commercial plus solide, avec des mesures de sécurité appropriées pour accroître la confiance des investisseurs privés, il attirera des investissements pour transformer le pays en une démocratie prospère florissante comme Singapour.

"Nous avons la stabilité et l'accès à un port, nous avons ce que recherchent les investisseurs. Si Singapour peut le faire, je pense que nous le pouvons", a-t-il dit.

L’absence d'assurance disponible pour les investisseurs constitue le plus grand obstacle au développement du pays, selon J. Peter Pham de 'Michael S. Ansari Africa Center', qui a été créé pour aider à transformer les approches politiques américaines et européennes par rapport à l'Afrique.

"Sans une reconnaissance internationale et l'accès conséquent aux institutions financières internationales, les Somalilandais sont confrontés à de graves obstacles à la réalisation du développement économique qui reviendrait normalement à un Etat réputé dans la stabilité politique et la gouvernance démocratique", a-t-il déclaré à IPS.

"Ce n'est pas seulement une question d'accès à l'aide au développement et au crédit international, mais de disposer également d'un cadre juridique par lequel les partenaires potentiels du secteur privé pourraient obtenir une assurance et, autrement, sécuriser leurs investissements", a-t-il dit. (FIN/2012)

 

 

 

  Dernières Nouvelles
News in RSS
DEVELOPPEMENT: Nous devons penser autrement à la "sécurité"
AUSTRALIE: Le port de Newcastle bloqué par les Guerriers du changement climatique
IRAN: L’examen d’un document clé à l’AIEA suggère un coup d’Israël
PAKISTAN: Les Ahmadis confrontés à la mort ou à l’exil
ETATS-UNIS: Le budget de la défense peut accroître alors que le public est fatigué de la guerre
OPINION: Il faut l’innovation pour aider les fermes familiales à prospérer
CISJORDANIE: Israël envisage une expulsion massive des Bédouins de la région
ENVIRONNEMENT: Le bambou pourrait être un sauveur face au changement climatique
ETHIOPIE: Le pays montre la voix pour faire prospérer une économie verte
AFRIQUE: Evaluer comment le changement climatique affecte la sécurité alimentaire
More >>