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ZAMBIE
L’externalisation de la culture du coton
Nebert Mulenga

LUSAKA , 21 déc (IPS) - Il y a cinq ans, Forbes Gwilize, 52 ans, un cultivateur de coton dans le village de Musena, à 80 kilomètres au nord de Lusaka, la capitale de la Zambie, n'était pas en mesure de gagner sa vie à partir de la culture du maïs.

"Mon plus gros problème était de labourer la terre assez tôt, au début de la saison - je n'arrivais pas à le faire car je n'avais pas les outils. Je suis obligé d’attendre le démarrage des pluies et ainsi je ne peux cultiver qu’à peine un demi-hectare de coton et un hectare de maïs", déclare ce père de sept enfants à IPS.

Mais aujourd'hui, son histoire est différente. Il a élargi son champ de coton d'un hectare et demi à 33 hectares, et a acquis de nouveaux actifs, comme un tracteur, et a même élargi sa propriété.

"J'ai construit environ huit maisons ici sur ma ferme, j'ai acheté un tracteur et j’envoie mes enfants à l'une des meilleures écoles du pays. Je suis à l'aise", dit-il. Gwilize affirme qu'il cultive actuellement le maïs juste pour la sécurité alimentaire, préférant vivre de la culture du coton.

Gwilize est l'un de ces milliers de producteurs de coton qui bénéficient actuellement des programmes d’aides gérées par cinq grandes entreprises privées d'égrenage de coton, y compris 'Dunavant Cotton', les usines d'égrenage 'Cargill Cotton Ginnery' et 'Continental Ginnery'.

Dans ce pays d'Afrique australe, les programmes d’aides connus également sous le nom d’agriculture contractuelle, entrent en vigueur en fonction des conditions spécifiques convenues d'avance entre l'acheteur et l'agriculteur, comme le prix de la marchandise.

Les usines d'égrenage fournissent aux agriculteurs des intrants tels que les semences, des produits chimiques et des engrais. Elles offrent également une assistance technique et un marché immédiat puisqu’ils achètent la totalité des récoltes des agriculteurs. Les usines traitent donc le coton et exportent le produit.

Gwilize a été engagé sur contract par la société multinationale d'égrenage de coton, 'Dunavant Cotton'. C'était un accord, a-t-il dit, qui a transformé ses méthodes de culture et son niveau de vie.

En plus de l’argent qu’il gagne de sa propre récolte, Gwilize tire également un revenu des intrants qu’il reçoit de Dunavant et qu’il distribue à crédit à d'autres agriculteurs.

"J'ai tellement de moyens de me faire de l'argent avec Dunavant en dehors de ma ferme", a-t-il expliqué avec fierté. "Je recrute d'autres agriculteurs pour cultiver du coton comme une culture commerciale pour Dunavant et je leur fournis des intrants agricoles sous forme de prêts. Je perçois 20 pour cent de commission monétaire pour chaque recouvrement complet des prêts réalisés par la société".

Gwilize a acquis son tracteur grâce à une facilité de prêt de Dunavant, et il lui a fallu seulement deux ans pour rembourser cela - la période de remboursement convenue était de trois ans. Maintenant, en dehors de de la culture de ses champs, Gwilize loue son tracteur à d'autres petits agriculteurs à un prix fixe de 46 dollars par hectare labouré ou récolté.

En moyenne, il cultive cinq hectares par jour, faisant un bénéfice net d'un minimum de 2.000 dollars par mois sur la location de son tracteur.

"Depuis, j'emploie un conducteur à temps plein, et j'ai aussi quatre employés permanents qui travaillent pour moi. Je me suis fait beaucoup d’argent avec ce tracteur; en ce moment même, il est dehors (en train de labourer) et je gagne par hectare", a-t-il indiqué.

Nigel Seabrook, directeur général de 'Dunavant Zambia Limited', a déclaré que la société finance actuellement 175.000 agriculteurs dans tout le pays et les aide également à mécaniser leur production en leur vendant des tracteurs remboursables sur une période de trois ans.

"Chaque agriculteur bénéficiant de ce programme est en mesure d'obtenir de meilleurs rendements et une expansion de leurs rendements due à la mécanisation. Les tracteurs auront un impact direct sur les agriculteurs et les communautés immédiates dans lesquelles leurs tracteurs opèrent à long terme et sur une base durable", a souligné Seabrook à IPS.

"Nous fournissons aux petits agriculteurs un service complet; tout ce qu'il leur faut pour être en mesure d'obtenir les meilleurs rendements possibles. Par conséquent, notre programme de sensibilisation forme et éduque beaucoup les agriculteurs, en plus de tous les intrants".

Dunavant intervient en Zambie depuis un peu plus d’une décennie actuellement, travaillant avec de petits agriculteurs à améliorer la production du coton dans le pays.

En 2011, la compagnie a décidé de diversifier ses activités et d'étendre son financement à d'autres cultures - le tournesol, le soja et le maïs, l’aliment de base.

"Nous achetons du maïs, du tournesol et du soja après avoir financé la production dans tous nos dépôts pour satisfaire tous les besoins de l'agriculteur; nous voulons vraiment que nos agriculteurs aient une diversité de produits de sorte qu'ils puissent tirer le meilleur de leur exploitation totale de la terre", a affirmé Seabrook.

Robert Munthali, un chercheur agricole indépendant, a décrit les programmes d’aide intensifiés axés sur le secteur privé comme des outils efficaces dans la réduction de la pauvreté dans le pays et l’amélioration de la vie dans les zones rurales.

"Nul n’ignore le rôle essentiel que l'industrie du coton en Zambie a joué, pendant longtemps, dans la fourniture des moyens de subsistance durables en milieu rural et dans le développement économique de la nation", a déclaré Munthali. (FIN/2012)

 

 

 

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