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Q&R
Augmenter les tarifs douaniers, du "bon sens", pas du protectionnisme
John Fraser interviewe ROB DAVIES, le ministre de l’Industrie et du Commerce d’Afrique du Sud

JOHANNESBURG, 5 fév (IPS) - L'Afrique du Sud a démenti qu'elle adopte une position protectionniste pour protéger ses propres producteurs contre la concurrence étrangère, mais affirme que cela se justifie dans le renforcement des droits de douane où la mesure est autorisée en vertu des accords commerciaux internationaux.

Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Rob Davies, a parlé à IPS à Pretoria, du paysage commercial actuel et des défis auxquels le pays sera confronté en 2013.

Il a récemment annoncé des plans pour augmenter les droits de douane là où cela est possible, sur le poulet importé du Brésil et d'autres pays; une décision qui a été mise en cause par certains experts sud-africains du commerce, qui avaient espéré des mesures uniquement contre le Brésil.

Voici quelques extraits de l’interview.

Q: L'Afrique du Sud doit accueillir le Sommet du BRICS (Brésil, Russie, Inde et Chine) à Durban en mars, et vous vous prépariez à cela à travers des réunions avec certains autres ministres du Commerce du BRICS au Forum économique mondial de Davos? Quelles sont les grandes questions sur lesquelles vous vous étiez concentrés?

R: Il y aura une réunion ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Bali, en Indonésie, à la fin de l'année.

Un processus est en cours sur un petit paquet de questions en vue d’un accord à Bali, en commençant par la facilitation des échanges, qui seront plus faciles pour les pays développés à respecter. Beaucoup de pays en développement ont des problèmes de ressources. Il y a une inquiétude dans le groupe du BRICS selon laquelle il ne s’agit pas de l’auto-ajustement – plusieurs pays en développement peuvent être obligés de prendre des mesures, mais quels sont les avantages pour eux dans d'autres domaines?

Il y a aussi le Cycle de Doha (une gamme variée de négociations de l'OMC qui se poursuit sans conclusion depuis plus d'une décennie). Le BRICS estime que le mandat de Doha est toujours valide, alors que certaines forces voient cet agenda en train d’être dépassé par un programme sur la facilitation des échanges.

Q: Etant donné la lenteur des progrès jusqu’à ce jour sur le Cycle de Doha, voyez-vous toujours l'OMC comme fiable?

R: A travers l'OMC, il existe un ensemble de règles qui sont en place, qui sont très importantes, et qui définissent les paramètres pour tout pays membre. Comme la négociation du Cycle de Doha demeure une tâche lente, le mécanisme de règlement des différends (de l’OMC) devient plutôt débordé.

Je pense qu'il y a une tentative d'amener les pays en développement à supprimer l'espace entre leurs droits de douane (réels) appliqués et les taux maximums (les tarifs les plus élevés qui pourraient être appliqués). Cet écart nous accorde un espace pour mettre en œuvre des politiques, et c'est quelque chose qui n'existait pas dans les années 1930.

Q: Vous avez récemment annoncé qu’au lieu d'imposer des mesures anti-dumping ciblées contre les importations de poulet en provenance du Brésil, vous appliqueriez une augmentation générale des droits de douane qui aurait essentiellement un impact sur ces pays qui ne disposent pas d'un accord de libre-échange avec l'Afrique du Sud. Pourquoi cette approche?

R: C'est une question qui est couverte par les règles de l'OMC et il existe des règles très strictes. Nous avons imposé des mesures provisoires anti-dumping et avons ensuite mené une enquête. Le Brésil a indiqué qu'ils avaient des inquiétudes, ce qui semblait suffisant pour eux pour aller vers un mécanisme de règlement des différends (de l’OMC). Nous avons mis en place une équipe pour examiner cela.

Nous étions bien conscients que les Brésiliens allaient combattre cela sur tous les plans, puisqu’ils n'ont pas de droits anti-dumping contre leurs exportations de poulet et cela aurait pu devenir un précédent.

Qui sait si nous aurions gagné ou pas? Nous avons étudié l'impact du droit provisoire (que l'Afrique du Sud a imposé au début de 2012 contre les importations de poulet en provenance du Brésil). Ce n'est pas que la production locale a pris la place du poulet brésilien présumé soumis au dumping. C'était d’autres importations (qui comblaient le vide). Le problème, c’est le poulet importé de tous les coins du monde. Il y a un espace pour augmenter (le droit de douane général) et cela donnera probablement de meilleurs résultats pour l'Afrique du Sud.

Q: En dehors de la question du poulet brésilien, les responsables sud-africains du commerce ont récemment déclaré que les droits de douane peuvent être augmentés sur d'autres produits d’importation. Cela a été interprété comme une démarche vers le protectionnisme. Que répondez-vous?

R: Ce que nous disons, c'est le bon sens. Nous n'avons pas fixé zéro droit de douane pour tout à travers le monde. Nous disons qu'il existe des plafonds sur les droits de douane, mais nous n'avons jamais déclaré que les droits de douane ne peuvent pas augmenter. Avec le début de la récession, il y a des appels selon lesquels nous devrions utiliser cet espace (entre les tarifs réels et le plafond). Nous disons qu’il y a protectionnisme quand vous agissez contre les règles, parce que les règles régissent le statu quo.

Nous n'avons pas vu un manquement aux règles, ce qui a permis de voir que la crise n’a pas pris fin dans une grande dépression. Nous avons vu une récession triple dans des parties du monde - mais cela a peu à voir avec les droits de douane. (FIN/2013)

 

 

 

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