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LIBYE
Manifestation des réfugiés de guerre au Forum social mondial
Alberto Pradilla

TUNIS, 2 avr (IPS) - "Nous avons besoin d'une solution. L'ONU a créé le problème, et ils doivent faire leur travail et corriger la situation", déclare Bright, un jeune Nigérian coincé dans le camp de réfugiés de Choucha, en Tunisie, à quelques kilomètres de la frontière libyenne.

Bright et des centaines d'autres réfugiés ont passé les deux dernières années dans un camp qui s'est transformé en un 'no man’s land'. Ce sont essentiellement des immigrés d'Afrique subsaharienne qui vivaient en Libye, mais qui ont fui le pays au début des affrontements armés qui ont conduit à la chute du régime de Mouammar Kadhafi (1969-2011).

Parmi les milliers de personnes qui ont traversé la frontière au début, 250 sont abandonnées, originaires de différents pays. Leur statut de réfugié n'est pas reconnu, et officiellement, elles n'existent pas. Les Nations Unies ont rejeté leur demande d'asile, et elles ne peuvent pas retourner dans leur pays d'origine ou en Libye, où les Noirs sont soupçonnés d'être des loyalistes ou des mercenaires et sont confrontés à la répression.

Elles vivent dans des conditions extrêmes, et leur sort est ignoré par les institutions internationales et le gouvernement tunisien.

Au cours du Forum social mondial, organisé à Tunis du 26 au 30 mars, un groupe de 50 réfugiés se sont rendus à la capitale pour exiger une solution. Au total 37 d'entre eux ont commencé une grève de la faim le 29 mars devant le bureau du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Les grévistes de la faim ont promis de poursuivre leur jeûne jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée. La situation des réfugiés deviendra encore plus complexe si le camp est fermé en juin, comme l’a annoncé le HCR.

"Dans mon pays, j'étais actif dans des questions politiques, j'étais donc persécuté. C'est pourquoi je suis allé en Libye", raconte à IPS, Moussa Ibrahim, originaire du Tchad. Les Tchadiens constituent le plus grand groupe à Choucha, environ 80 personnes.

Ibrahim affirme qu'il travaillait à Zawiya, une ville située sur la côte méditerranéenne de la Libye, 45 km à l'ouest de Tripoli, la capitale, jusqu'au 20 mars 2011. Lorsque la guerre civile a éclaté, il a fui avec sa femme enceinte à l’époque et leur fils de cinq ans.

"Je me suis inscrit dans le camp parce qu'ils ont promis de nous reconnaître en tant que réfugiés", se plaint-il. Mais plus de 48 mois se sont écoulés; sa fille Jalida est née à Choucha, et sa situation ne fait qu'empirer.

"La commission pour les réfugiés en Tunisie m'a rejeté. Ils disent que j'ai deux options: retourner dans mon pays ou repartir en Libye. Au Tchad, je serais jeté en prison ou tué. Et en Libye, les Noirs sont persécutés. Je veux simplement être reconnu en tant que réfugié et autorisé à aller dans un pays où je peux vivre en toute sécurité", souligne-t-il.

Il y a deux ans, le conflit libyen a déclenché un exode qui a accablé Ras Jdir, la principale frontière pour entrer en Tunisie en provenance de la Libye, et a entraîné sa fermeture temporaire.

Le HCR a progressivement transféré la plupart des réfugiés du camp de Choucha. Les familles restantes, venues du Tchad, du Nigeria, du Sahara occidental, de la région du Darfour au Soudan, ou de Palestine, se plaignent qu'elles ont été exclues du transfert, pour une raison ou une autre.

Au début, des dizaines d'organisations travaillaient pour faire face à la crise humanitaire dans le camp. Mais maintenant, pratiquement aucune aide n'arrive. Les réfugiés continuent de dormir dans les tentes installées dans le camp, mais l'assistance tarit.

"Nous ne sommes pas des immigrés et nous n’essayons pas d’aller dans un autre pays parce que nous cherchons du travail. Le problème est politique: nous sommes des réfugiés", affirme Bright à IPS au cours d'un sit-in devant le bureau de l'Union européenne en Tunisie, le 27 mars. (FIN/2013)

 

 

 

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