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SENEGAL
Réhabiliter plus de 3.000 hectares pour cultiver du riz
Souleymane Gano

DAKAR, 25 avr (IPS) - Le gouvernement sénégalais envisage de réhabiliter 3.180 hectares dans le bassin rizicole de l’Anambé, dans le sud du pays, en vue d’augmenter la production du riz et réduire ainsi l’importation de cette denrée alimentaire fortement consommée au Sénégal.

"Nous avons un objectif de réhabiliter 3.180 hectares et de travailler à bien organiser les producteurs afin d’arriver à exploiter et rentabiliser au mieux la vallée de l’Anambé et atteindre huit tonnes à l'hectare", déclare Moussa Baldé, directeur général de la Société de développement agricole et industriel (SODAGRI).

Cette société nationale assure la gestion de ce bassin qui couvre au total 5.000 hectares dont la réhabilitation de plus de la moitié est prévue dans le cadre du Programme d’appui à la sécurité alimentaire et à l’élevage. Financé par la Banque mondiale à hauteur de 2,9 milliards de francs CFA (environ 5,8 millions de dollars), ce programme durera deux ans, à partir de juin 2013, avec une contribution de 10 pour cent de l’Etat sénégalais.

Pour une bonne maîtrise de l’eau, le Sénégal avait érigé un barrage, en 1984, qui couvre une superficie 1.100 kilomètres carrés; puis un autre réalisé en 1997, qui couvre 1.755 km2. Les deux barrages sont aménagés sur le cours moyen du fleuve Kayanga.

Pour une gestion sereine des rizières, la vallée de l’Anambé a été divisée en six secteurs, comprenant chacun des unions de producteurs. Et les unions sont constituées chacune de plus de 30 groupements d’intérêt économique (GIE) dont les membres varient entre 20 et 50 personnes.

Selon des statistiques de la SODAGRI, 1.392 hectares ont été exploités dans cette vallée pour une production de 5.166 tonnes de riz en 2012, et 1.583 tonnes sur 408 hectares durant la contre-saison.

Mais, l’ensemble du pays a produit 630.000 tonnes sur une superficie de 135.000 hectares, sous forme de cultures irriguées, pluviales et de contre-saison en 2012-2013, soit 4,6 tonnes à l’hectare, selon l’Agence nationale des statistiques et de la démographie (ANSD).

"Cette ambition de réhabiliter (les 3.180 hectares) est réalisable, tout dépend de la volonté politique de l’Etat", indique Abdoulaye Gnamadio, journaliste à 'Tewdu FM', une radio locale à Diaobé, une commune située sur les rives du bassin.

Gnamadio affirme à IPS que la production de cette vallée "peut effectivement contribuer à atteindre l’autosuffisance alimentaire dans la région de Kolda (sud du Sénégal), voire dans tout le pays".

Il ajoute: "Il faut donner aux paysans des intrants en quantité, et à temps, ainsi que des semences de qualité, et encourager les populations à retourner vers cette vallée" dont la réhabilitation d’une partie suscite un espoir auprès des producteurs.

"Si nous disposons de moyens matériels et financiers et à temps, nous pouvons exploiter en saison des pluies plus de 800 hectares l’hivernage prochain. Nous pouvons récolter 100 à 200 tonnes par secteur. Avec la réhabilitation des périmètres, c’est sûr que nous allons augmenter notre superficie", déclare Amadou Kamara, président de l’Union des secteurs 3 et 4.

Cette union de producteurs, composée de 50 GIE, exploite chaque année environ 800 hectares, selon Kamara qui dit cependant ne pas pouvoir quantifier la production de son association, parce que "les producteurs ramènent chez eux leurs récoltes sans passer par une quelconque structure de contrôle".

D’autres producteurs locaux, ainsi que des groupes privés comme la Société de développement des oléagineux (SODEVOL) – appartenant aux agriculteurs français - occupent le secteur G (ou 6ème secteur) vaste d’environ 2.500 hectares, mais seuls 800 hectares ont été exploités ces dernières années.

"Ma famille exploite, chaque saison, cinq hectares dans le secteur G, et on arrive à avoir jusqu’à huit tonnes de riz à l’hectare si les récoltes sont bonnes", affirme Ndila Baldé, agropasteur, basé à Saré Bourang, un hameau proche des rizières.

Selon Baldé, les cultures de riz dans la zone, notamment celles de la contre-saison de 2012, ont fortement contribué, cette année, à l’autosuffisance alimentaire des populations locales.

"L’année dernière, nous avons produit près de 300 tonnes de riz lors des récoltes après l’hivernage et 230 autres pour la culture de contre-saison", déclare Jean-Marc Thuai, un responsable de la SODEVOL qui exploite environ 200 hectares sur les 300 qui lui sont attribués par les autorités locales. "Pour cette année, on attend de terminer nos récoltes de contre-saison (en mai) pour évaluer la quantité obtenue", ajoute-t-il.

Selon l’ANSD, le Sénégal a importé en 2011 au total 804.934 tonnes de riz pour une valeur de 175,664 milliards FCFA (environ 351 millions de dollars). En 2012, le pays a importé 918.897 tonnes pour un coût global de 207,605 milliards FCFA (environ 415 millions de dollars). (FIN/2013)

 

 

 

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