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ECONOMIE
L’Afrique australe doit s’unir pour renforcer le tourisme
John Fraser

JOHANNESBURG, 11 juin (IPS) - Les acteurs en compétition dans l'industrie du tourisme en Afrique australe sont en train de mettre de côté leur rivalité pour poursuivre un objectif commun - une grande augmentation du nombre de touristes dans la région.

Mmatsatsi Marobe, la directrice générale du Conseil des affaires touristiques d'Afrique du Sud, a déclaré à IPS que les acteurs du tourisme d'Afrique du Sud "sont bien conscients de la dimension régionale de l’Afrique et sont actifs dans ce marché depuis des années, quoique limités dans les confins des pays de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

"Au cours des dernières années, nous avons vu un intérêt croissant pour les marchés au-delà de la région de la SADC - comme le montrent le nombre croissant d'opérateurs dans l'hôtellerie et les entreprises de voyages en expansion au-delà des frontières de l'Afrique du Sud", a-t-elle dit.

Le message central de 'Tourism Indaba', une conférence sur le tourisme qui s'est tenue en mai à Durban, était que les pays voisins doivent coopérer plus étroitement dans le marketing et la promotion afin de vendre l'Afrique australe - et non juste chacune de ses nations - comme une destination.

Marobe a affirmé que les avantages d'une plus grande coopération régionale s’étendraient bien au-delà du secteur du tourisme pour atteindre la conservation également.

"Passer d'une perspective que la seule offre de l'Afrique au monde est la variété et l'intégrité de notre biodiversité, puis en tant que continent, nous devons tous faire ce que nous pouvons pour protéger ce patrimoine – parce que notre avantage concurrentiel mondial réside dans cela", a-t-elle souligné.

Elle a ajouté que les secteurs public et privé devraient se donner la main pour aborder le fléau actuel auquel les espèces de rhinocéros d'Afrique du Sud sont confrontées. En 2012, les braconniers ont tué 668 rhinocéros en Afrique du Sud.

"Il y a aussi le pouvoir qui réside dans la présentation de notre patrimoine naturel et culturel pour l'offrir au monde - cette combinaison est difficile à être concurrencée partout dans le monde, en ajoutant la chaleur et l'accueil du peuple africain", a déclaré Marobe.

Glenn Stutchbury, le président du Conseil du tourisme au Zimbabwe, a affirmé que beaucoup de visiteurs ne font pas de distinction entre les différents pays d'Afrique australe.

"L'Afrique du Sud est un voyage long-courrier pour la plupart de ses visiteurs. Personne ne parcourt vraiment ce genre de distance pour une seule destination, alors présenter différentes options est essentiel - et traverser la frontière, étant donné les diverses options, constitue une offre plus attrayante pour le visiteur", a-t-il expliqué à IPS.

Il estime que le secteur privé doit mener le processus de marketing de la région dans son ensemble.

"Et c’est déjà le cas, où des propriétaires partageant les mêmes idées collaborent avec des opérateurs pour promouvoir leurs produits à côté d’autres avec lesquels ils partagent des valeurs communes en matière de services et de produits. C'est une question d'intégrité pour le client".

"La rivalité existe et est saine, mais il y a un besoin de partage si l'on doit concurrencer avec d'autres destinations régionales, telles que l'Afrique de l’est".

Stutchbury a indiqué que le Cap, en Afrique du Sud, le Parc national de Chobe, au Botswana et les Chutes Victoria au Zimbabwe et en Zambie, présentés ensemble, par exemple, pourraient mieux se vendre que Maasai Mara et la ville côtière de Mombasa au Kenya.

Robin Brown, un partenaire du site d’informations touristiques victoriafalls24.com, est d’accord que le tourisme à destinations multiples se développe.

"De plus en plus d'itinéraires proposés par des opérateurs, et d'autres qui sont en train d’être retenus directement par les touristes, tiennent compte des destinations de plusieurs pays, ayant des camps et loges, hôtels et lieux de villégiature, dans des pays voisins", a-t-il dit à IPS.

"Nous avons besoin de dépeindre une image pour le marché selon laquelle l'ensemble de la région - le Zimbabwe, la Zambie, le Botswana, la Namibie, le Mozambique et d'autres - est une bonne option, sûre et fiable pour des itinéraires de 14 jours et plus - avec de bonnes options d'accès, des options de voyage sûres et un produit de classe mondiale qui se relient de façon cohérente à travers des frontières", a-t-il indiqué.

Brown a déclaré qu’en réalité, la combinaison de ces pays était un "rêve absolu" pour des touristes potentiels.

"En vendant une région, nous réduisons les risques d'avoir des pays identifiés pour des questions de sécurité, qui sont souvent fausses - et aussi l'impact du marketing d'une région semble avoir plus de profondeur par rapport à un seul pays", a-t-il expliqué.

Il a souligné la nécessité pour les acteurs principaux de collaborer plus étroitement. "Je suis déjà impliqué dans une campagne de sensibilisation sur les informations régionales, et je trouve qu'il existe un intérêt, mais il y a aussi des blocages".

"Nous devons nous éduquer sur le fait que notre véritable opposition, ce sont d'autres régions du monde, pas notre pays voisin d'à côté. Un engagement est nécessaire". (FIN/2013)

 

 

 

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