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GHANA
Assurer les petits fermiers contre les intempéries
Albert Oppong-Ansah

TAMALE, Ghana, 18 juil (IPS) - Suleman Mustapha Simbia, 40 ans, un petit fermier, se réjouit de l’introduction d'une initiative d'assurance appelée Programme d'assurance agricole au Ghana (GAIP), qui est en train d’être mis en œuvre dans ce pays d'Afrique de l'ouest.

Cette assurance vise à aider les agriculteurs qui souffrent de la perte de revenus à cause des mauvaises conditions météorologiques qui affectent leurs rendements.

"Je ne pense plus à la perte de mes récoltes du fait des précipitations faibles ou fortes. Ma confiance et mon amour pour l’agriculture ont augmenté. Et cette année, j'ai accru le nombre de superficies que j’exploite de 1,2 à 2,4 hectares", a-t-il déclaré à IPS.

Le système est assez simple. L’agriculteur paie à la GAIP un dixième du coût total de ses cultures au début de la saison agricole. Et s'il n'y a pas de pluie pendant 12 jours consécutifs, le système commence un dédommagement.

C'est la deuxième année de son fonctionnement, et à ce jour, au total 136 petits agriculteurs ont reçu des dédommagements pour des demandes d’indemnité auprès de la GAIP à cause de la sécheresse dans le nord du Ghana. Bien qu’aucun chiffre précis ne soit disponible sur le montant qui a été versé, le programme paie les agriculteurs en fonction de la taille de leurs terres et du montant qu'ils ont investi dans les intrants.

En moyenne, les fermiers qui investissent 150 dollars dans les intrants pour un demi-hectare de terre pourraient recevoir entre 200 et 300 dollars, selon la façon dont ils ont été gravement touchés par les intempéries.

Mais le système dépend de stations météorologiques automatiques (SMA). Une SMA est un système basé sur des cartes, qui enregistre quotidiennement les données climatiques, y compris le vent, les précipitations, l'humidité relative et la température.

Le programme d'assurance utilise les informations provenant des SMA pour déterminer le moment où les agriculteurs sont touchés par les intempéries, et les dédommagements sont effectués sur la base de ces données.

Agro-météorologue à la GAIP, Evelyn Debrah, a affirmé à IPS que le programme profite aux fermiers en les protégeant contre les coûts de production durant les conditions météorologiques extrêmes et leur permet de rester dans la production après la catastrophe.

"Par exemple, s’il y a plus de 12 jours secs consécutifs (moins de 2,5 mm de pluie) dans un rayon de 20 kilomètres par rapport à une station météorologique de l’Agence ghanéenne de météorologie (GMet), il déclenche automatiquement un dédommagement aux détenteurs de police d’assurance", a-t-elle expliqué.

L'initiative est financée par le gouvernement allemand dans le cadre du Projet des produits d'assurance novateurs pour l'adaptation au changement climatique. Elle est mise en œuvre à travers un partenariat public-privé entre la Commission nationale de l'assurance, l’Association des compagnies d'assurance du Ghana et l'Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Mais Simbia est préoccupé par le fait qu’assez d’agriculteurs ne soient pas en mesure de souscrire au projet d'assurance puisque seuls ceux qui développement des cultures dans les environs des 18 SMA existantes dans les régions du Nord, du Haut-Ouest et du Haut-Est du pays, arrivent à le faire.

"Ma crainte est que beaucoup d’agriculteurs dans le pays, en particulier dans le nord du Ghana, qui sont vulnérables, ne bénéficient pas de l'initiative en raison du défi de l’insuffisance des stations météorologiques", a-t-il dit.

Au cours des quatre dernières années, les petits fermiers des régions du Nord, du Haut-Ouest et du Haut-Est du Ghana, ont été touchés par la faiblesse des pluies, qui a entraîné le flétrissement de leurs cultures les plus produites comme le maïs, le riz et l'igname avant qu'elles n’arrivent à maturité.

Les statistiques de la GMet indiquent qu'à travers le pays, il y a eu une baisse en dessous de la moyenne à long terme de 6.550 mm, qui était la pluviométrie normale au début des années 2000.

Mathias Fosu, un chercheur principal à 'Savanna Agricultural Research Institute' (Institut de recherche agricole sur les savanes), a déclaré à IPS que les études menées par l'institut indiquent que les changements climatiques ont eu un impact sur le régime des précipitations dans la partie nord du pays.

La quantité de pluie enregistrée chaque année varie entre 800 mm et 1.600 mm. Cependant, la tendance des précipitations pour Tamale, de 1960 à 2010, indique une légère baisse de la pluviométrie au cours des six décennies, a-t-il souligné.

Une enquête menée en 2012 dans 38 districts dans les régions du Nord, du Haut-Ouest, et Haut-Est par le Programme alimentaire mondial, avec le ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture, ainsi que le Service des statistiques du Ghana, a montré que l'insécurité alimentaire sévissait dans ces régions.

Cette enquête, intitulée 'Analyse globale de la sécurité alimentaire et de la vulnérabilité', a révélé que 140.000 sur un total de 680.000 personnes interviewées étaient gravement frappées par l'insécurité alimentaire, et que des femmes, principalement des veuves, dirigeaient la majorité de ces ménages.

La situation a été attribuée à la pauvreté généralisée et aux mauvaises performances agricoles. Une baisse de la production agricole, la faiblesse de la fertilité des sols, l'utilisation limitée des pesticides et le manque d'irrigation sont quelques-uns des facteurs qui affectent cette situation.

Le rapport a recommandé un accroissement des investissements dans les mesures d'adaptation pour soutenir la production agricole et rendre les ménages résistants aux changements climatiques. (FIN/2013)

 

 

 

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