Inter Press Service News Agency
13:51 GMT    
   Accueil
   Afrique Australe
   Afrique Centrale
   Afrique de l'Est
   Afrique
            de l'Ouest
   Droits de
            l'homme
   Développement
   Environnement
   Population
   Santé
   Education
   Finance
   Politique
   Energie
   Culture
 
 
   ENGLISH
   ESPAÑOL
   FRANÇAIS
   ARABIC
   DEUTSCH
   ITALIANO
   JAPANESE
   NEDERLANDS
   PORTUGUÊS
   SUOMI
   SVENSKA
   SWAHILI
   TÜRKÇE
RSS / SML
PrintSend to a friend

AFRIQUE AUSTRALE
Les négociations commerciales dans l’impasse, et le temps passe
Analyse de Servaas van den Bosch

WINDHOEK, 25 juil (IPS) - L'Afrique australe doit s'engager dans un autre cycle de négociations après que les discussions sur les Accords de partenariat économique (APE) n’ont pas réussi à produire des résultats en juin, amenant des pays vers la perte de l'accès au marché lucratif de l'Union européenne (UE).

Une visite de haut niveau effectuée dans la région par le commissaire au commerce de l’UE, Karel de Gught, il y a une semaine, a mis en évidence qu’il existe encore plusieurs différences.

Les négociations commerciales embarrassantes entre l'UE et le groupement APE de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) qui inclut le Botswana, le Lesotho, la Namibie et le Swaziland (BLNS), ainsi que l'Angola, le Mozambique et l'Afrique du Sud, se poursuivent cinq ans après leur délai prévu en 2008.

L'Afrique du Sud a rejoint les négociations il y a deux ans et cherche à améliorer les conditions dont elle dispose selon l'Accord sur le commerce, le développement et la coopération, en particulier pour les produits agricoles.

Pour les pays du BLNS, qui importent environ 80 pour cent de leurs échanges commerciaux de la puissance économique du continent et sont reliés à Pretoria dans l'Union douanière d'Afrique australe (SACU), l'entrée de l'Afrique du Sud sur la scène présente des dilemmes, ainsi que des opportunités pour plus de négociations et d'intégration économique régionale.

Comme les deux poids lourds économiques - Afrique du Sud et UE – s’affrontent, les pays plus petits sont coincés au milieu. Du 14 au 21 juin, de hauts responsables ont parlé à Bruxelles du bouclage de l'accord commercial qui attend depuis longtemps, mais peu de progrès ont été faits.

"Fondamentalement, nous sommes là où nous étions l'année dernière, rien n'a changé à Bruxelles, qui conclurait l'accord", a commenté Rejoice Karita, conseillère principale pour les échanges commerciaux au Forum sur le commerce agricole, une société namibienne représentant l'industrie agricole.

Une impasse dans les négociations commerciales a eu lieu entre l'UE et l'Afrique du Sud lorsque la première a indiqué que les Sud-Africains n'avaient pas offert assez en termes d'accès au marché agricole. L'UE avait demandé l'accès au marché pour 67 lignes tarifaires, mais l'Afrique du Sud a accordé seulement 20 lignes et a mis des contingents tarifaires sur certaines d'entre elles.

Selon les négociateurs, l'UE a répondu que cette offre ne pouvait pas combler les lacunes dans les règlements sur l'accès au marché et qu’elle avait besoin de voir une amélioration.

Cette impasse compromet la discussion sur les garanties agricoles, qui sont extrêmement importantes pour les petites économies de la région. Ces garanties autorisent les pays à augmenter les droits ou à mettre en place des quotas si une augmentation soudaine des importations menace la production agricole locale.

L'UE aura besoin de voir des concessions sur l'accès au marché sud-africain pour donner le feu vert pour les sauvegardes agricoles. Mais les deux parties ne sont pas disposées à avancer, avec les Sud-Africains désireux de protéger leur industrie laitière et leurs produits traités tels que le jambon et les confiseries.

Selon Karita, le prochain cycle des négociations en septembre et octobre sera crucial. "Les deux blocs ont des positions fortes et il y a peu de mouvement vers l'avant. Du côté de la Commission européenne, de nouveaux articles sont en train d’être ajoutés au texte. De telles tactiques de négociation retardent le processus et, finalement, la Namibie pourrait être l'intruse", a-t-elle déclaré à IPS.

La question des taxes à l'exportation constitue une pierre d'achoppement majeure. Face à la concurrence de la Chine, l'UE est impatiente de s’engager dans les matières premières, mais les économies en développement d'Afrique australe veulent être en mesure d'imposer des taxes pour détourner les exportations en vue de la valeur ajoutée locale et du développement de l'économie locale.

De Gught a indiqué à IPS au cours d'une visite à Windhoek, la capitale de la Namibie, que la question des taxes à l'exportation est presque réglée avec seulement des taxes à l'exportation industrielle en suspens. Mais le négociateur de la Namibie, le secrétaire permanent, Dr Malan Lindeque, a affirmé que cette question ne peut pas être simplement "écartée".

"Les taxes à l'exportation constituent une question cruciale pour la Namibie. Nous sommes essentiellement des exportateurs de matières premières et nous devons inverser cette situation. Il est crucial que nous avancions vers des dispositions plus explicites sur les taxes à l'exportation qui répondent à nos besoins", a déclaré Lindeque à IPS.

Lindeque a déploré une échéance prévue pour octobre 2014 que l'Europe a imposée sur les négociations, après laquelle la Namibie perdra l'accès préférentiel aux marchés.

"A cause de cette échéance malheureuse, certaines situations ne peuvent pas être correctement placées dans les négociations. Toutefois, nous signerons uniquement un accord qui est dans notre intérêt à long terme".

Il a également prévenu que l'augmentation de l'accès des produits agricoles européens en Afrique du Sud joue dans le marché namibien à travers la SACU.

"Déjà, les produits européens sont extrêmement compétitifs. C’est moins coûteux d'importer de l'Europe des denrées alimentaires de base que de les produire localement. C'est toujours une bataille difficile pour nos producteurs de mettre leurs produits sur les rayons locaux, encore moins de les exporter dans la région", a-t-il souligné. (FIN/2013)

 

 

 

  Dernières Nouvelles
News in RSS
ETATS-UNIS: Les coupures d’eau à Detroit violent les droits humains, selon des activistes
NICARAGUA: Les gens de Mayagna et leur forêt tropicale pourraient disparaître
CHILI: Le pays jure de dissiper l’ombre persistante de la dictature
BRESIL: Carton rouge à l’exploitation des enfants lors de la Coupe du monde
THAÏLANDE: Des organisations religieuses veulent s’impliquer dans la gestion des catastrophes
SWAZILAND: Le mariage, un obstacle au traitement antirétroviral pour les femmes
KENYA: Division des opinions sur la faisabilité de l’introduction de l’option B+
OUGANDA: Les ARV, une pilule amère à avaler pour les enfants
ALLEMAGNE: La nouvelle révolution énergétique continue d'avancer
OUGANDA: Les adolescents ont du mal à révéler leur statut sérologique
More >>