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AFRIQUE AUSTRALE
La croissance de la SADC requiert plus d’infrastructures et moins de barrières
John Fraser

JOHANNESBURG , 25 août (IPS) - Des experts conviennent qu'un outil clé pour libérer le potentiel économique de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) réside dans la facilitation des flux transfrontaliers des personnes, biens, capitaux et services.

Cependant, même si les restrictions frontalières peuvent être levées, il reste encore beaucoup à faire en termes d'amélioration des voies, chemins de fer, de la fourniture d'électricité et d'autres infrastructures à l’intérieur de la région - et de la levée des barrières non tarifaires informelles sous forme d'une bureaucratie excessive et des restrictions qui continuent d’entraver le développement.

En juin, un groupe de dirigeants de la SADC s’était réuni à Maputo, au Mozambique pour une Conférence sur les investissements dans les infrastructures de la SADC – avec le président sud-africain Jacob Zuma qui avait annulé sa propre participation à la dernière minute en raison des inquiétudes au sujet de la santé de l’icône malade, Nelson Mandela.

Une partie du programme était un Plan pour le secteur des transports, qui examine la libéralisation des marchés des transports, le développement des corridors de transport et la facilitation des mouvements transfrontaliers.

Toutefois, la directrice générale du cabinet-conseil 'Africa @ Work', Dianna Games, a déclaré à IPS que bien que des démarches soient entreprises pour faire tomber les barrières physiques à la circulation transfrontalière, des obstacles informels les remplacent souvent.

"Pendant que les barrières tarifaires ont baissé, il y a eu une multiplication d’obstacles non tarifaires - entraînant des retards aux postes frontières et des postes frontières inefficaces, le pire étant la traversée de la frontière de 'Beit Bridge' entre l'Afrique du Sud et le Zimbabwe", a-t-elle indiqué.

"Cette situation aurait dû être réglée depuis longtemps - et elle suggère que bien qu'il existe un semblant de grande attention politique accordée à la libéralisation des échanges, les pays sont aussi protectionnistes que jamais".

Dr Rose Phillips, la directrice générale du cabinet-conseil en gestion 'Accenture', basé en Afrique du Sud, a expliqué à IPS que "plus de facilitation des échanges et moins de dépendance de l'aide constituent ce qui est nécessaire pour accélérer le développement économique durable sur le continent. Tout simplement, nous avons vraiment besoin d'une Afrique qui marche".

"Une harmonisation plus grande des politiques commerciales, une gouvernance plus forte et une coopération régionale commune ainsi que des investissements sont quelques-unes des actions nécessaires".

Elle a souligné le besoin pour des investissements plus ciblés dans la construction et l'entretien des infrastructures, telles que les routes, les technologies de l'information et de la communication, les chemins de fer, la fourniture d'eau et d’électricité.

Et elle a également soutenu l’accent de la SADC sur les corridors de développement.

"La recherche d'Accenture révèle qu’une fourniture peu fiable d'électricité seule entraîne des pertes de production industrielle évaluées à six pour cent du chiffre d'affaires de l'entreprise", a-t-elle prévenu.

"Les coûts de transport routier de marchandises (en Afrique) sont deux à quatre fois plus élevés par kilomètre qu’aux Etats-Unis, et les temps de voyage le long des corridors clé d'exportation sont deux à trois fois plus longs que ceux d'Asie".

"Finalement, nous devons diversifier les industries de la SADC dans lesquelles nous investissons, (que nous) encourageons et développons à l'échelle régionale".

Phillips a souligné l'importance des pays de la SADC de travailler ensemble pour faire face aux défis de la région à travers des accords entre les gouvernements.

"Ils jouent un rôle clé dans la promotion et la facilitation de la création de nouvelles opportunités industrielles étant donné, par exemple, que l'Angola et le Nigeria connaissent les taux de croissance les plus élevés en Afrique".

Toutefois, elle a souligné que l'ouverture de l'Afrique ne peut pas être seulement laissée aux gouvernements.

"Le secteur privé joue un rôle vital", a-t-elle affirmé. (FIN/2013)

 

 

 

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