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SOMALIE
Les divisions deviennent difficiles à guérir
Ahmed Osman

MOGADISCIO , 9 sep (IPS) - Le système de gouvernement demeure le plus grand obstacle politique en Somalie puisque les acteurs politiques clé ont boycotté la conférence nationale du gouvernement pour discuter de l'avenir politique de ce pays, selon Jaylani Mukhtar, un universitaire local basé à Mogadiscio, la capitale.

"Je pense que les Somaliens s’accordent beaucoup au sujet de leur avenir. Mais la question du fédéralisme est ce que nous marquerons comme le plus grand obstacle politique auquel le pays est confronté, et la conférence actuelle aura beaucoup à débattre à ce sujet", a déclaré Mukhtar à IPS.

Le 2 septembre, la conférence de cinq jours du gouvernement fédéral somalien a commencé avec un ordre du jour pour discuter des questions clé, qui ont englobé la mise en œuvre du fédéralisme, la réforme de la constitution et la tenue des élections en 2016, à la fin du mandat du gouvernement.

Mais les représentants de plusieurs Etats séparatistes de ce pays de la Corne de l'Afrique n'ont pas participé. L'Etat semi-autonome du Puntland, dans le nord-est, a indiqué qu'il ne participerait pas à la conférence et a accusé le gouvernement somalien de "truquer" la constitution nationale. C'est une déclaration rejetée par le président du parlement somalien, Osman jaryas.

La République séparatiste du Somaliland, dans le nord-ouest du pays, n'a pas non plus envoyé de représentation officielle à la conférence.

Mohamed Jama, l’un des organisateurs de la conférence, a affirmé que la réunion n'était pas destinée à représenter les Etats régionaux, mais avait rassemblé des "experts et l'intelligentsia nationale" afin de tracer une voie pour l'avenir politique de ce pays.

"Cela n'était jamais destiné à être une conférence où les différents groupes, que ce soit des Etats régionaux ou des factions politiques, expriment leurs positions, mais une plateforme pour que des experts, l'intelligentsia et le grand public de la Somalie discutent et débattent politiquement de la direction future du pays", a indiqué Jama à IPS.

Il a souligné qu’après réflexion et la discussion sur les différentes questions, les participants à la conférence présenteraient des recommandations au gouvernement.

Mais l'exclusion des principaux acteurs dans le débat actuel est similaire à la façon dont le gouvernement précédent avait géré la question du fédéralisme, toujours un sujet de discorde en Somalie.

La question visant à accorder une autonomie aux Etats membres pour les affaires régionales, tout en les gardant toujours sous l'autorité du gouvernement, a été saluée par certains comme une solution à deux décennies de guerre civile dans le pays. D'autres estiment qu’un tel système politique pourrait aggraver davantage le conflit en encourageant des mini-Etats basés sur des clans.

L’ancien gouvernement fédéral provisoire de transition de la Somalie, qui a achevé son mandat en août 2012, avait convenu avec les Etats régionaux et les factions locales dans le centre et le sud de la Somalie, que le pays adopterait un système fédéral de gouvernement.

Mais Mukhtar a déclaré que l'accord avait été conclu entre des leaders politiques, et que le peuple somalien n'avait pas eu la chance de voter sur cette question. Il a indiqué qu'il s'agissait d'une question constitutionnelle qui n’avait pas encore été approuvée par le peuple.

"Le problème est que la question était seulement un accord politique et non constitutionnel parce qu’un tel arrangement et la façon dont nous mettons en œuvre le fédéralisme seront décidés par le peuple lorsqu’on lui donnera la chance d'avoir son mot à dire", a ajouté Mukhtar.

Ahmed Daahir, un analyste politique à Bossaso, une ville du Puntland, dans le nord de la Somalie, a affirmé que le fédéralisme en Somalie pourrait être un moyen d'amener le gouvernement vers le peuple.

"Nous sommes gouvernés directement à partir Mogadiscio depuis plusieurs années, depuis l'indépendance, en fait, et cela a apporté la destruction et l'effondrement de l'Etat. Alors, ce que dit le peuple, c'est qu'il faut donner de pouvoir aux citoyens en créant des Etats fédérés", a déclaré Daahir à IPS.

Le plus récent Etat séparatiste dans le pays est l'Etat semi-autonome de Jubaland dans le sud de la Somalie. En mai, la milice locale appelée Ras Kamboni a déclaré les trois provinces frontalières du sud de Bas-Juba, Moyen-Juba et de Gedo comme l'Etat de Jubaland et a élu leur chef, Ahmed Mohamed Islam, mieux connu comme Sheikh Madobe, en tant que président.

Les leaders ont affirmé que la constitution leur donnait le droit de créer l'Etat, mais les responsables du gouvernement ont déclaré que le nouvel Etat n'était pas inclusif de tous les clans dans les provinces et que cela pourrait entraîner une effusion de sang.

Après la médiation éthiopienne, le gouvernement somalien a conclu un accord avec les leaders régionaux pour mettre en place une administration provisoire de deux ans pour cet Etat séparatiste.

L'accord a été considéré comme un test de leadership du gouvernement. Mais la praticabilité du fédéralisme en Somalie a été rejetée par bon nombre des clans de Jubaland qui n'étaient pas représentés dans les négociations pour la paix. Beaucoup ont vu l'accord comme un moyen du gouvernement de donner la direction des régions à Ras Kamboni, ignorant ainsi les droits des autres clans de la zone.

"L'Accord d'Addis-Abeba [27 août] nous a montré que pour certains, le fédéralisme signifie un mini-Etat pour soi en Somalie, même au détriment et à l'exclusion d’autres", a déclaré Mukhtar. (FIN/2013)

 

 

 

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