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NICARAGUA
Renforcer la réponse aux catastrophes
José Adán Silva

MANAGUA , 8 nov (IPS) - Le Nicaragua, qui est sujet aux catastrophes naturelles comme les ouragans, les tremblements de terre et les inondations, est en train de les affronter avec des mesures de prévention ainsi que des exercices et une formation communautaires dans les zones à haut risque.

L'unité de défense civile de l'armée et les différentes agences gouvernementales ont commencé à mettre en place un plan permanent pour la sécurité, la prévention, la préparation et l'assistance dans les zones les plus vulnérables en 2010, a déclaré à IPS le colonel Néstor Solís, le chef de la défense civile.

Le programme a été complété par des campagnes d’actions juridiques et de sensibilisation visant à atténuer l'impact des catastrophes naturelles dans les zones à haut risque qui abritent 2,1 millions des six millions d'habitants du Nicaragua, selon la carte des risques établie par l'unité de défense civile, qui fait partie du SINAPRED, le Système national de prévention, d'atténuation et d'attention aux catastrophes.

Le commandant Javier Amaya, directeur de l'école nationale des sapeurs-pompiers, a indiqué que des cours visant à "renforcer les capacités locales à réduire les risques de catastrophe" sont organisés avec l’appui du bataillon de secours humanitaire et du bataillon écologique de l'armée, qui ont été créés pour opérer en cas de catastrophes naturelles et de situations d'urgence.

La population de la région côtière du Pacifique, la partie la plus peuplée et la plus plate (à l'exception d'une chaîne de volcans) de ce pays pauvre d'Amérique centrale, reçoit des instructions sur ce qu'il faut faire en cas de séismes, d’éruptions volcaniques ou de tsunamis; les populations qui se trouvent le long de la côte orientale sont formées pour faire face aux ouragans et aux inondations; et les gens dans le centre du Nicaragua, un paysage de hautes montagnes et de grands fleuves, sont instruits par rapport à ce qu'il faut faire en cas d’inondation, de glissement de terrain et d’incendie de forêt.

Cette année, l'alerte a été donnée en particulier dans les régions autonomes de l'Atlantique Nord et de l'Atlantique Sud et sur la côte des Caraïbes.

Selon William Gray, professeur des sciences atmosphériques à 'Colorado State University' aux Etats-Unis, neuf des 18 tempêtes atlantiques identifiées prévues pour la prochaine saison des ouragans – de juin à novembre - seront des ouragans à part entière.

Ces deux régions autonomes, qui couvrent presque toute la côte orientale du pays, ont une probabilité de plus de 60 pour cent d'être frappées par quatre des ouragans, a déclaré le secrétaire exécutif du SINAPRED, Guillermo González.

Quelque 50.000 personnes – issues principalement des groupes ethniques Miskito, Sumu, Rama, Garifuna et d’autres groupes ethniques minoritaires créoles - qui vivent dans 16 municipalités dans les régions atlantiques du pays, sont particulièrement très exposées parce que leurs maisons sont des cabanes précaires le long de la soi-disant "la route des cyclones".

La région a subi de grades destructions dues à plusieurs ouragans dans toute l'histoire du pays. Les plus récents étaient les ouragans Joan en 1988, Mitch en 1998, Beta en 2005 et Félix en 2007.

Agglomération dans une zone de séisme

Solis a déclaré que le gouvernement de gauche de Daniel Ortega a un plan général visant à aborder toutes sortes de catastrophes naturelles, pas seulement les ouragans. "Nous nous préparons quotidiennement à tous les scénarios, y compris le pire des scénarios, parce que nous ne savons pas quand nous pourrions être confrontés à une situation difficile", a-t-il indiqué.

Managua, la capitale, qui abrite 1,5 million de personnes, est particulièrement vulnérable aux tremblements de terre.

La pauvreté et le manque d’urbanisation ont entraîné la multiplication des colonies de squatters, où les codes de construction par rapport au séisme sont bafoués, bien que la ville soit quadrillée par 18 lignes de faille et connaît plusieurs événements sismiques tous les mois.

Les autorités locales estiment que quelque 300.000 personnes vivent dans 120.000 logements irrégulièrement construits dans la ville.

Une étude sur la vulnérabilité de Managua, réalisée par le SINAPRED en 2010 et actualisée cette année, prédit que plus de 30.000 personnes seraient tuées et 53.000 maisons détruites si la capitale était frappée par un séisme de magnitude 6,9 sur l'échelle de Richter.

"Je n'ai jamais pensé qu'il y avait autant de dangers pour ma famille dans mon quartier. Je ne peux pas imaginer qu’une catastrophe se produise, mais au moins maintenant, je sais comment agir pour protéger mes gens", a déclaré Luis Antonio Carrión au cours d'une séance de formation dans un quartier pauvre à l’ouest de Managua.

La furie des éléments

A cause du faible niveau des précipitations pendant la dernière saison des pluies (mai à novembre), le Nicaragua avait un nombre inhabituel d’incendies de forêt pendant la saison sèche (décembre à avril).

Les incendies ont détruit 15.375 hectares de forêts du 1er janvier au 18 avril, y compris 9.084 dans des réserves protégées, où des milliers de sapeurs-pompiers, bénévoles et membres de l'armée spécialement formés, ont été déployés pour maîtriser les flammes.

Pendant la saison des pluies, les cours de formation se concentrent sur les communautés qui sont vulnérables aux inondations, afin de développer des plans d'évacuation en cas de glissement de terrain ou d’ouragan, a déclaré le directeur général des sapeurs-pompiers du Nicaragua, le commandant de brigade Miguel Ángel Alemán.

"Chaque année apporte une nouvelle menace, pire que les précédentes", a indiqué Alemán lors d'un cours auquel IPS a assisté. "Les changements climatiques nous ont montré que la nature a la capacité de produire les pires catastrophes imaginables".

* Des brigades de secours nicaraguayennes fournissant de l’aide en Haïti lors du séisme de 2010. Crédit: Une courtoisie de l’armée nicaraguayenne. (FIN/2013)

 

 

 

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