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OPINION
Investir dans les adolescentes pour le développement de l’Afrique
Hinda Deby Itno et Julitta Onabanjo

JOHANNESBURG, 23 sep (IPS) - L'adolescence est une période de transition de l'enfance à l'âge adulte. C'est aussi un moment de changements et de défis.

Les adolescents d'aujourd'hui, reliés les uns aux autres plus que jamais auparavant, peuvent être une source importante de progrès social et le changement culturel.

Mais ils sont également confrontés à de multiples défis qui ont un impact sérieux sur leur avenir. Et nulle part au monde les adolescents ne sont confrontés à des obstacles aussi redoutables à leur plein développement qu’en Afrique.

Aujourd'hui, les adolescents et les jeunes représentent plus d'un tiers de la population de l'Afrique. Bien qu’ils forment une partie importante de la population, ils manquent d’investissements essentiels, en particulier là où cela est plus important - dans les services de santé sexuelle et de reproduction, l'éducation globale sur la sexualité et le renforcement des compétences.

Cela exige une attention sérieuse et engagée de tous.

Les défis auxquels les adolescentes sont confrontées

On estime que l'Afrique a les taux de grossesse chez les adolescentes et de mortalité maternelle les plus élevés au monde. Au Tchad, en Guinée, au Mali et au Niger, où le mariage des enfants est courant, la moitié des adolescentes accouchent avant l'âge de 18 ans.

C’était le cas pour Zuera, une fille originaire de Kano, dans le nord du Nigeria, qui est devenue femme et mère à seulement 14 ans. Elle a fait deux mort-nés et a été traitée pour la fistule obstétricale, qui constitue des dommages causés par l'accouchement qui laisse la femme incontinente, qui a commencé à partir de sa première grossesse.

Zeura n’a pas joui de son enfance. Elle a également raté la phase de transition qu’est l'adolescence et, finalement, elle a raté la vie.

Partout en Afrique, des histoires comme celle de Zeura sont monnaie courante. Des millions de filles deviennent épouses avant l'âge de 15 ans. Près de 30 pour cent des filles sur le continent accouchent à 18 ans, alors qu'elles sont encore adolescentes. Ces adolescentes sont confrontées à un risque plus élevé de complications et de décès dus à la grossesse que les femmes plus âgées.

Près des deux-tiers d'entre elles n'ont pas les connaissances de base dont elles ont besoin pour accéder aux informations cruciales sur l'éducation sur la sexualité et la santé pour se protéger contre les grossesses précoces et les maladies sexuellement transmissibles.

Les études ont révélé qu'au moins 60 pour cent des jeunes âgés de 10 à 24 ans sont incapables d’éviter le VIH, à cause de l'absence d'éducation sur la sexualité. Nous ne pouvons pas permettre que cela continue.

Une génération résiliente et informée

Les jeunes auront la responsabilité du continent africain dans l'avenir. Ils ont besoin d'un passage à l'âge adulte sûr et réussi.

Et ceci n'est pas un privilège mais un droit. Pourtant, ce droit ne peut être obtenu que si les familles, la société et les institutions gouvernementales font des investissements ciblés et offrent les opportunités pour s’assurer que les adolescents et les jeunes développent progressivement les connaissances, les compétences et la résilience dont ils ont besoin pour mener une vie productive saine et épanouissante.

L’éducation globale sur la sexualité, les services de santé sexuelle et de reproduction, l’éducation et le renforcement des compétences pour les adolescents et les jeunes doivent être placés au cœur des Objectifs de développement durable (ODD), avec des indicateurs et des objectifs spécifiques.

En construisant une base solide et en investissant dans des programmes qui mettent l'accent l’atteinte de résultats spécifiques pour les adolescents, l'Afrique peut réaliser son programme de transformation.

Notre souhait est que chaque jeune en Afrique soit résilient et informé. Nous voulons que chaque jeune Africain soit en mesure de prendre ses propres décisions, de nourrir des relations saines, d’accéder aux soins de santé adéquats, de participer activement à son éducation et, finalement, de contribuer au développement de sa communauté et de son avenir.

Cela signifie que les programmes qui donnent des résultats pour les adolescents dans diverses parties de l'Afrique doivent être renforcés. Cela inclut les écoles pour les maris qui ont été créées au Niger, l'initiative de l'autonomisation des filles en Ethiopie, et les zones sans mariage des enfants en Tanzanie.

Les institutions internationales doivent renforcer leurs engagements pour les adolescents, et résoudre les problèmes persistants auxquels font face les adolescentes et les femmes à travers le continent africain.

Les adolescents ont le potentiel de façonner leur monde et en effet, le monde dans son ensemble. C’est dans notre intérêt de communiquer avec eux et de leur permettre de changer notre monde. Oui, en effet!

Edité par Nalisha Adams

Traduit en français par Roland Kocouvi (FIN/2014)

 

 

 

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